jeudi 18 février 2016

Rock (1996) - Fantômes contre fantômes (1996)

En 1996, les plus gros succès cinématographiques sont, dans l’ordre : Independence Day, Twister, Mission Impossible et Rock. Malheureusement, le deuxième film de cette cassette n’a pas connu un si beau succès malgré une qualité réelle. Donc deux bons films pour le prix d’une seule cassette...




Excédé par l'injustice de son gouvernement, le Général Hummel se rend maître de l'île d'Alcatraz et menace de lancer un gaz mortel sur San Francisco. Deux hommes sont chargés de le contrer : un expert en armes chimiques, Stanley Goodspeed, et John Patrick Mason, l'unique prisonnier à s'être évadé d'Alcatraz... Ils se rendent ensemble sur l'île afin de stopper les projets destructeurs du Général.


Ce film est donc un des gros blockbusters de l’été 1996. Et dans ces années, les producteurs référents en la matière sont Jerry Bruckheimer (à qui l’on doit aussi LesAiles de l'enfer en 1997 et Ennemid'État en 1998) et Don Simpson (de Cannonball en 1976 à Esprits rebelles en 1995, que des films archi-connus) qui malheureusement fut retrouvé mort cinq mois avant sa sortie, ce qui explique que ce film lui soit dédié. Vous rajoutez à ce duo, un Michael Bay à la réalisation et un Hans Zimmer à la musique et vous obtenez un film très très dynamique. A noter aussi que Quentin Tarantino a travaillé sur le scénario, bien que non crédité.
Coté casting, on a aussi du lourd : Nicolas Cage, Sean Connery qui est aussi producteur délégué sur le film, Ed Harris et Michael Biehn. Ce dernier ne vous dit peut être rien comme ça mais il était le Kyle Reese dans Terminator (1984), le caporal Dwayne Hicks dans Aliens le retour (1986) et le lieutenant Hiram Coffey dans Abyss (1989). Le point commun de ces trois films et de Rock : son personnage meurt. Pas d’bol.
Parmi ceux qui ont raté le train en marche, nous avons Arnold Schwarzenegger qui devait incarner le rôle Sean Connery ou bien Tony Scott qui devait réaliser le film mais qui dû refuser pour pouvoir tourner Le Fan (1996), dont Hans Zimmer fera la musique aussi.


Ce film a été pour moi, pendant plusieurs années, la référence en tant qu’action movie ainsi que la BO a alimenté ma chaine stéréo jusqu’à plus soif. Lors de mon voyage à San Francisco quelques années après, j’étais comme un fou avec le summum lors de ma visite de Alcatraz. Et puis, grâce au film, j’avais un peu l’impression de déjà connaitre cette ville. Bon, je m’éloigne un peu du film, mais pour dire que je l’aimais bien. Je suis retombé dessus il n’y a pas très longtemps et malheureusement, j’ai trouvé avec du recul ce film très typé années 90. Ca n’empêche que c’est un bon film mais il est trop manichéen et certaines scènes sont trop rapides pour que ce soit confortable à regarder (comme la poursuite Goodspeed-Mason dans les rues de SF). Richard Corliss a écrit dans le Time « Astucieux, brutal presque humain, c’est le film d'action à l’esprit d’équipe que Mission Impossible aurait dû être ».
Il y a une petite anecdote concernant la scène où le directeur du FBI Womack se retrouve suspendu au balcon du Fairmont Hotel à San Francisco : l’hôtel a dû faire face à de nombreux appels de personne voyant quelque se balancer dans le vide.




Frank Bannister, ancien architecte alcoolique et médium arnaque les habitants de sa ville avec l'aide de ses amis revenants. Lorsque plusieurs habitants ont des infarctus, il est le coupable idéal aux yeux de la population. Il va devoir faire appel aux fantômes pour s'en sortir et affronter un véritable spectre-tueur...


Ce film est réalisé par Peter Jackson, d’après un scénario de lui-même et de son épouse néo-zélandaise Fran Walsh (qui travaille sur tous ses films depuis 1989). Le film est produit par Peter himself ainsi qu’un confrère néo-zélandais, Jamie Selkirk (qui officiera sur 2 films du Seigneur des Anneaux) ainsi que Robert Zemeckis. Enfin, la musique est du très connu Danny Elfman.
Ce film est porté par un Michael J. Fox excellent malgré sa maladie de Parkinson, Trini Alvarado (pas très connue), Dee Wallace-Stone (idem), Jake Busey (vu dans Starship Troopers en 1997 et Ennemid'État en 1998) et Troy Evans (vu en 1993 dans Demolition Man). Il y a même R. Lee Ermey qui parodie son propre rôle du sergent instructeur Hartman dans Full Metal Jacket (1987). En fait, au début, Jackson et Walsh envisageaient de réaliser un film à petit budget avec des acteurs inconnus. C’est Zemeckis qui proposa la star de Retour vers le futur (1985) qui était très enthousiaste après avoir visionné, au festival du Film international de Toronto, Créatures célestes (1994) de Peter Jackson. C’est d’ailleurs lors de l’écriture de ce dernier film que l’idée de Fantômes contre fantômes leur vint : l’idée était de faire un spin-off de la série télé Les contes de la crypte mais Zemeckis les convainquit d’en faire un film et fut si impressionné par le script qu’il demanda à Peter Jackson de le réaliser pour ne pas dénaturer l’histoire. Universal Studio accorda à Jackson et Zemeckis le control artistique total et les droits sur le montage final.

J’aime bien ce film qui a un côté comique tel SOS Fantômes (1984) et angoissant comme Psychose (1960). Et puis, la prestation de Michael J. Fox (plus mature) est très bien (décidément, j’aime beaucoup ce p’tit gars de 1,63m). Les effets spéciaux servent très bien l’histoire. C’est d’ailleurs Weta Digital, créée par Jackson (un peu comme Lucas et ILM), qui les réalisent. D’ailleurs, Peter Jackson fait une brève apparition comme souvent : c'est l'homme barbu avec un piercing qui bouscule Frank peu avant que celui-ci ne soit renversé par le fantôme de Ray. Et puis on se croit vraiment dans le Midwest américain alors l’ensemble a été filmé en Nouvelle Zélande.
Malheureusement, le film est sorti aux États-Unis le jour d'ouverture des Jeux olympiques d'été d'Atlanta, ce qui lui vaudra, malgré sa qualité, un échec cuisant au box-office. A noter que la version director's cut fait 12 minutes de plus (123 minutes au total) et est sortie en DVD en 2005 pour coïncider avec la sortie de King Kong de Jackson.

vendredi 5 février 2016

Police story 2 (1988) - Un poisson nommé Wanda (1988)

Il y a des hasards dans les enregistrements des films sur les cassettes VHS qui leur donnent, sans le prévoir, certains points communs. Par exemple, les 2 films du jour sont des comédies policières de 1988, même année que le début de la mythique série Die Hard qui a vu la sortie du premier volet le 15 juillet, aussi connu sous le nom de Piège de cristal. La ressemblance s’arrête là, car le premier est hongkongais tandis que le deuxième est américano-britannique et ce sont deux films bien différents.





Suite à une succession de catastrophes, le policier Chan est mis à la circulation. De plus, le malfrat qu'il avait autrefois mit derrière les barreaux, Chu Tao, est libéré pour raisons de santé. Condamné par la maladie, ce dernier décide de tout faire pour causer la perte de Chan...


Fort du succès de Police story sorti en 1985, ce deuxième opus est encore réalisé par Jackie Chan, d’après un scénario qu’il a écrit avec Edward Tang. La série fonctionne tellement bien qu’elle devient une saga avec Police Story 3 : Supercop (1992) (et son spin-of Supercop 2 en 1993), Contre-attaque (1996), New Police Story (2004) et Police Story 2013 (2013). Pour votre culture linguistique, le titre original du présent film est 警察故事續集 (Ging chaat goo si juk jaap)
Alors forcément, on trouve comme acteur principal Jackie Chan (qui est bizarrement est doublé par Guy Chapelier dans la version 1988 et par William Coryn dans la réédition). Il est secondé par Maggie Cheung et Bill Tung.
Comme souvent pour les films asiatiques de l’époque, il existe plusieurs versions du film et différentes durées. La version hongkongaise est de 1h41 tandis que la japonaise est de 2h02. En France, en support DVD, nous avons une version courte de 1h30 environ (sortie chez TF1 vidéo) qui est celle de ma VHS et une version dite intégrale de 1h57 (sortie chez Seven7).


D’une façon générale, j’aime beaucoup les films de Jackie Chan de la période 1980-90, celui-ci ne dérogeant pas à la règle. Les scènes de combat sont très bien filmées, très rapides et dans des endroits des plus variés : square, usine désaffectée ou restaurant par exemple. A chaque fois, les décors apportent leurs lots d’innovation dans les chorégraphies et dans les prouesses des acteurs. Comme on peut le voir dans le générique final, ce n’est néanmoins pas sans risque : lors d’une scène, Jackie, sur le toit d'un bus qui roule, doit éviter des pancartes et des poteaux, et termine la cascade en plongeant à travers une baie vitrée où malheureusement, quelques bouts de verre lui coupe le visage et le cuir chevelu. Marc Savlov, de The Austin Chronicle, a même dit que c’était « une belle introduction au phénomène Jackie Chan », moins chargé émotionnellement que le premier opus mais moins extravagant que les suites. Car oui, l'histoire est un peu moins bien que le premier mais les scènes de cascades ont un meilleur rythme et il y a plus d'action. Enfin, pour parler gros sous, ce film a généré à Hong Kong 34 M$.



Quatre malfrats (George, minable gangster, Wanda, une belle américaine sexy aux jambes qui n'en finissent pas, Otto son fougueux « latin lover », ex-agent de la CIA, et Ken Pile un grand timide et ami des bêtes) font une attaque à main armée et dérobent des diamants. Tandis que le chef du groupe est arrêté, deux de ses complices tentent de s'emparer des diamants volés. Leur chemin va croiser celle de l’avocat fort coincé, Archie Leach, flanqué d'une épouse snob…


Un poisson nommé Wanda, film américano-britannique culte bourré d’humour british ! Ce film a été réalisé par Charles Crichton (le dernier film de sa carrière) d’après un scénario qu’il a écrit avec John Cleese (des Monty Python !). Le film n’est pas aussi loufoque et tordant que Monty Python : Sacré Graal ! (1975) mais il est une référence.
Le quatuor principal d’acteurs est John Cleese, Jamie Lee Curtis, Kevin Kline et Michael Palin. Chacun joue un personnage issu de son pays d’origine ce qui est très bon et le décalage est déjà source de rigolade.


Donc oui, je ne cache pas que j’aime beaucoup ce film même si cela fait bien longtemps que je l’ai vu. En tout cas, il est très drôle même si des fois, c’est de l’humour noir. Il existe même une anecdote qui veut qu’en 1989, un orthophoniste danois (Ole Bentzen) soit mort de rire en regardant le film : son cœur aurait battu entre 250 et 500 coups par minute, avant qu’il ne succombe à un arrêt cardiaque.
Ce n’est pas pour rien que le film a remporté un important succès commercial, rapportant environ 188 M$ au box-office pour un budget de 7,5 M$. En France, plus de 2 millions de personnes l’ont vu.
Enfin, vous serez peut-être intéressé de savoir que John Cleese, Michael Palin, Kevin Kline et Jamie Lee Curtis ont à nouveau fait équipe neuf ans plus tard dans une comédie de Fred Schepisi intitulée Créatures féroces (1997).
Enfin, la scène où John Cleese apparaît nu devant une famille devait à l’origine être jouée par Jamie Le Curtis. Mais l’actrice qui s'était déjà dénudée dans le film Un fauteuil pour deux (1983), ne souhaitait pas renouveler l'expérience. Elle suggéra alors au réalisateur que ce soit Cleese qui tienne ce rôle. La scène vaut son pesant de rigolade !

jeudi 28 janvier 2016

Crying Freeman (1996)


Et voilà une cassette de 4 heures sur laquelle il n’y a qu’un seul film de 1h42 noté dans LA liste. Deux possibilités : cette cassette était neuve et aucun film n’a complété cette cassette ou bien, plus probable, le film qui vient après a été vu et considéré comme oubliable, d’un certain point de vue. Car oui, certains films existants toujours ne sont pas forcément tous des classiques.
Concernant le film de cette cassette 132, je le considère comme un classique des films d’arts martiaux, même s’il est franco-canadien.





Emu O'Hara, jeune peintre, est témoin du meurtre d'un gangster japonais sur les hauteurs de San Francisco. Le meurtrier, un élégant et beau jeune homme, verse une larme de remords. Cette marque d'humanité n'échappe pas à la jeune femme qui se sent, depuis l'enfance responsable de la mort tragique de ses parents. De retour à Vancouver, Emu est devenue un témoin capital que se disputent la police et le puissant chef yakuza Shimazaki, père du gangster exécuté par Crying Freeman.


Crying Freeman est une adaptation libre de manga éponyme de Kazuo Koike et Ryôichi Ikegami réalisé par Christophe Gans d’après un scénario de Christophe Gans ( !), Thierry Cazals, Roger Avary, Laurie Finstad-Knizhnik (non créditée). Bigre, que de monde. Dans les rôles principaux, on trouve Mark Dacascos, Julie Condra (plutôt connue dans des séries des années 80-90 et qui deviendra l’épouse de Mark en 1998), Byron Mann (à la filmographie limitée mais très musclée) et Tchéky Karyo (qu’on ne présent plus).
Christophe Gans est connu pour soigner l'esthétique et le style de ses films, revendiquant des influences aussi variées que le cinéma européen, américain, asiatique et l'univers de la bande dessinée. C’est peut-être pour ça qu’il n’a que 4 films à son actif (hors court métrage et film à sketches). Son plus connu est Le Pacte des loups (2001) avec 5 179 154 entrées qui est l'un des plus gros succès français de 2001 (il connait également le succès aux États-Unis à sa sortie en 2002). Comparativement, Crying Freeman n’a fait que 627 579 entrée, ce qui le classe dernier de sa filmographie.
Malheureusement, Christophe Gans a tenté de réaliser plusieurs films aux influences variées mais qui sont à ce jour inachevés dont :
  • Nemo : une préquelle de Vingt mille lieues sous les mers où l’on suit les jeunes années du capitaine Nemo en pleine Guerre de Sécession. Après des différends artistiques et logistiques entre Gans et les studios britanniques, la production de Nemo est stoppée.
  • Patlabor : d'après le manga éponyme, ce film ne se fera pas pour des raisons budgétaires.
  • Bob Morane : en 2001, le tournage, prévu en Thaïlande, est annulé à cause d'une importante épidémie en Asie et le projet sombre dans les tiroirs.
  • Rahan : une adaptation du célèbre héros de la Préhistoire avec Mark Dacascos dans le rôle-titre. Depuis 2006, le projet est provisoirement annulé.
  • Onimusha : une adaptation du jeu vidéo provisoirement annulée.
  • Le Cavalier suédois : une adaptation du roman de l'allemand Leo Perutz provisoirement annulée.
  • Tarzan : une nouvelle adaptation des aventures du seigneur de la jungle de Edgar Rice Burroughs provisoirement annulée.
  • Fantômas : un remake de la célèbre saga des années 1960. Le projet est finalement suspendu par Thomas Langmann (qui a acquis les droits de la saga française).
  • Dark Agnès : d'après Dark Agnès de Chastillon (Agnès la Noire) de Robert E. Howard toujours inachevé.
On peut néanmoins se demander si Christophe ne serait-il pas le chat noir des plateaux et des producteurs…


Pour ma part, c’est un film d’arts martiaux que je trouve très esthétique, bien mené même si l’histoire de fond n’est pas forcément la palpitante. Leonard Klady du magazine Variety a même écrit une critique favorable du film en indiquant qu’il était l’une des seules récentes adaptations de BD (ou comic) qui fonctionne, ayant même le potentiel d’une franchise de plusieurs épisodes. De même, le magazine Kung-Fu Cult Cinema indique que ce film est très bien vaut son pesant d'action.
Enfin, le film semble se baser sur la série animée (OAV) du manga et reste particulièrement fidèle au 1er épisode, le doublage français étant même assuré par les mêmes comédiens à la fois dans le film et dans l’OAV. Par contre, par rapport au manga original, certains points sont différents :
  • Le personnage principal de Emu est japonaise et s’appelle Emu Hino dans le manga tandis que dans le film, elle est caucasienne et s’appelle Emu O'Hara.
  • Dans le manga, l’histoire se déroule uniquement au Japon. Dans le film, la majeure partie se passe en Colombie-Britannique (Canada) et un peu à San Francisco et au Japon.
  • L’organisation du crime du Freeman originale est Les 108 Dragons et non Les Enfants du Dragon.

lundi 11 janvier 2016

Fist of legend (1994) - Y-a-t-il enfin un pilote dans l'avion ? (1982)

Il y a encore une époque où la K7 VHS était le must des supports vidéo à domicile et l’objet était souvent rangé dans un rayonnage dédié dans le salon telle une bibliothèque. Le summum était d’avoir de belles boites pour protéger les K7 bien classées. On trouvait même un magazine hebdomadaire entre 1983 et 2004 dédié à cette passion : Télé K7 (puis Télé DVD7), qui proposait des jaquettes pour plusieurs films diffusés à la télévision ainsi que des vignettes à coller sur la tranche et sur la face des VHS avec des indications sur le film et la chaine sur laquelle on l'avait enregistré. Personnellement, comme je l’ai déjà dit ici, je préférais les K7 de 4h pour pouvoir mettre 2 films et gagner de la place, donc les belles boites étaient remplacées par des découpages. Et puis, les K7 étaient rangées dans un meuble donc pas hyper visibles (ni accessible) d’où l’utilité de LA liste…
Voyons maintenant ce qu’il y a sur cette cassette 88.




Étudiant à l'université Kyoto au Japon, Chen Zhen apprend par Funakoshi, du clan Kokuryu, que son maître, maître Huo, a été tué lors d'un combat contre Akutagawa Ryuichi. Décidé à retourner au pays, il délaisse ses études ainsi qu'une jeune japonaise dont il est épris, Mitsuko. Peu de temps après avoir assisté aux hommages faits au maître Huo avec le fils de celui-ci, Hou Ting-An, Chen Zen s'empresse d'aller à l'école japonaise de Shanghaï pour affronter Akutagawa. Mais devant sa victoire trop aisée devant celui qui est soupçonné d’être l’assassin de maître Huo, il en vient à penser que ce dernier n'a pas été battu loyalement mais empoisonné.


En France, Fist of legend était sous-titré La nouvelle fureur de vaincre et pour cause, c’est une adaptation du film avec Bruce Lee sorti en 1972, La Fureur de vaincre. Mais tandis que cette dernière professait la haine et le racisme contre les Japonais, Fist of legend se veut un plaidoyer pour le courage et la résistance.
En acteurs principaux, on trouve l’excellent Jet Li, Chin Siu-Hou (vu dans des films de Jackie Chan ou dans Tai-Chi Master), Shinobu Nakayama et Billy Chow. Il est d’ailleurs intéressant de noter que ce film a été réalisé en 1994 mais ne doit sa sortie en France en 2001 (!) qu'au succès que Jet Li a remporté aux Etats-Unis notamment dans L'Arme fatale 4 (1998) et Roméo doit mourir (2000). Et pourtant, beaucoup considère ce film comme son meilleur.
Le film est dirigé par Gordon Chan et chorégraphié par Yuen Woo-ping. Ce dernier est une référence en tant que chorégraphe (mais il est aussi réalisateur et acteur) : il a travaillé sur les films Il était une fois en Chine de Tsui Hark (1991 et 1992), les séries Matrix (1999 et 2003), Kill Bill (2003 et 2004) et j’en passe. Bref, ça envoie du lourd et les amateurs de kung-fu se régaleront.
Il y a eu deux suites, si l’on peut dire : Fists of Legends 2 : Iron Bodyguards, sorti en 1996 avec Jet Le (et non Jet Li !) et Legend of the Fist : The Return of Chen Zhen en 2010 avec Donnie Yen dans le rôle de Chen Zhen (donc Jet Li) à 30 ans. Et pour vous perdre un peu plus, dans Le Maître d'armes (2006), Jet Li joue le rôle de son professeur dans Fist of Legend, Huo Yuanjia.

Personnellement, je ne me rappelle plus trop de ce film et surtout, je ne sais pas quelle version j’ai vu. Parce qu’en fait, il existe 3 versions cinéma : Miramax - Buena Vista Distribution, taiwanaise et hongkongaise qui diffèrent pour la traduction, les scènes ou non coupées (typique des films asiatiques, comme pour Jackie Chan, voir ici). Mêmes problèmes pour la sortie DVD, pas moins de 6 distributeurs et versions : Ritek, Miramax, HKVideo, Maxam, Dragon Dynasty et New Age 21/HMH. De quoi se perdre.
Enfin, d’autres films ont été influencés par Fist of Legend, comme Hitman (2007) qui a aussi une scène impliquant l'aide d'une ceinture comme une arme ou Le Baiser mortel du dragon (2001) dans lequel le réalisateur de la seconde équipe (Corey Yuen) a voulu revenir à un style de combat plus réaliste, après avoir été critiqué sur son style wire fu dans Romeo must die (2000) très en vogue à cette époque.




La première navette spatiale commerciale pilotée par le commandant Over est en partance pour la Lune. Dès l'envol, déjà laborieux, les difficultés commencent. Malgré les efforts de sa responsable Elaine, l'ordinateur de bord devient fou. Ted, évadé d'un établissement psychiatrique et membre de l'équipage, prend désormais les commandes en main.


Ce film est la suite de Y-a-t-il un pilote dans l'avion ? (1980) et est réalisé par Ken Finkleman (qui a aussi rédigé le scénario). D’après sa page Wikipédia, il n’officié que dans les années 80, que sur 2 films en tant que réalisateur et 5 en tant que scénariste. Par contre, la production des 2 opus de la série est assurée par Howard W. Koch / Paramount Pictures.
Pour assurer le spectacle, on trouve un nombre importants d’acteurs connus ou en passe de l’être, certains ayant repris de leur rôle du premier film. Nous avons entre autre, Robert Hays, Julie Hagerty, Lloyd Bridges, Chad Everett, William Shatner, Peter Graves et Leslie Nielsen (non crédité au générique).

Encore une fois, je n’ai qu’un vague souvenir de ce film, qui se mélange avec celui du premier car les 2 sont très similaires. D’ailleurs, le collectif ZAZ (dont nous avons déjà parlé ici), créateurs et réalisateurs du premier volet, ont reproché à Ken Finkleman d'avoir plagié leur œuvre. Et tandis que le premier film a été élu second du top 100 des meilleurs comédies en septembre 2011 par Time Out London, les avis sur le second ont été plus mitigés, en particulier dans le magazine Variety. Ce dernier commente que le film n’est ni pire, ni meilleur mais bien plus mauvais mais pourrait sembler plus drôle mais sans aucune originalité.

mardi 22 décembre 2015

Small Soldiers (1998) - Le Fugitif (1993)

Nous voici arrivé dans la dernière ligne droite avant Noël : réveillon arrêté, heure et repas bookés, derniers cadeaux à trouver, petits et grands impatients de voir ce qui se trouvera sous le sapin, bref, un dernier coup de stress avant le jour J. D’ailleurs, j’aime beaucoup la vision de Zep sur cette course au jouet, comme le film avec Schwarzenegger en 1996. Pour ma part, j’ai toujours un achat de dernière minute à faire, quand ce n’est pas l’idée de dernière minute à trouver. Mais maintenant, c’est presque une tradition pour moi, je m’y fais.
Sur les listes de chacun, on trouve plein de choses qu’on ne connait pas forcément, question de génération, et certaines peuvent apporter leur lot de surprises, comme les Gorgonites par exemple…





Alan Abernathy est un adolescent trop remuant pour la petite bourgade de l'Ohio où il habite. Expulsé du lycée pour une innocente plaisanterie, il aimerait se racheter aux yeux de son père, marchand de jouets. Un jour où son père part en voyage d'affaires, il prend sur lui de renouveler un stock de jouets désuets. C'est ainsi qu'il obtient une douzaine de figurines d'action : un commando d'élite super-musclé et une tribu de monstres patauds, les Gorgonites. Comment pouvait-il se douter que ces charmants jouets étaient programmés pour s'entretuer et semer la panique ?


Un film qui ressemble de loin à Toy Story (1995) où les jouets prennent vie, mais là, dans une vision plus interactive avec les hommes et quelque peu plus violente. Il est réalisé par Joe Dante (Gremlins (1984), Gremlins 2, la nouvelle génération (1990) et Les Banlieusards (1989) avec Tom Hanks que j’avais vu sur Canal+ que j’avais trouvé assez sympa, entre Desperate housewives et Le bal des Vampires (1967)). Quand on sait que le film a été distribué par DreamWorks SKG aux USA, il est amusant de noter que l’un des cinq scénaristes n’est autre que la sœur du cinéaste Steven Spielberg, Anne Spielberg mais non créditée. A noter que le scénario du film avait été acheté par Steven Spielberg en 1992, mais qu’il a fallu attendre les progrès des effets spéciaux pour pouvoir réaliser le film.

Au niveau des acteurs humains à l’écran, on a Gregory Smith (que l’on revoit 2 ans plus tard dans The Patriot), Kirsten Dunst. Coté plastique, on a en VO Tommy Lee Jones pour la voix de Chip Hazard et en VF Yves Lecoq. Ce dernier est aussi la voix de Archer, de Insaniac et de Freakenstein (Gorgonites). A noter que la version VF de Butch Meathook (tireur d'élite), Link Static (communication) et Nick Nitro (expert en explosif) est assurée uniquement par Nicolas Canteloup. Enfin, côté VF, Sandrine Alexi (encore une voix des Guignols de l’info) assure la voix de 2 poupées qui en VO sont le travail de Sarah Michelle Gellar et Christina Ricci.


Le film est plutôt sympa et s’adresse à un public pas trop jeune car en effet, il y a pas mal de scènes d’action comme dans un film classique et certaines séquences peuvent choquer : torture entre jouets, poupées Barbie décharnées, explosions, broyage de jouets, attaque contre des humains comme Chucky. Avec tout ça, les critiques ont été assez péjoratives à la sortie du film.
Néanmoins, ce film est à voir pour les insertions de jouets vivants très réalistes. Et lors de votre visionnage, notez bien que le mot de passe de Irwin est « Gizmo » (le nom du personnage principal des films Gremlins de Joe Dante) et que la phrase « J'espère que l'on ne rencontrera pas d'iceberg » dite par un Gorgonite lors de la scène finale est une référence au film Titanic de James Cameron, sorti la même année.




À Chicago, le docteur Richard Kimble est condamné pour l'assassinat de son épouse qu'il découvre en rentrant de la clinique où il a participé à une longue et délicate intervention chirurgicale. Kimble dit s'être trouvé nez à nez avec le coupable et s'être battu avec lui, il prétend qu'il s'agit d'un manchot ; cependant les inspecteurs ne le croient pas et l'inculpent pour homicide.
Le docteur, seul héritier de la fortune de sa femme, est rapidement condamné à mort. Lors du transport devant le mener à son lieu d'incarcération, une révolte de prisonniers fait renverser l'autobus qui provoque un déraillement de train et permet à Richard Kimble et un autre détenu de s'évader. S'ensuit alors une course poursuite entre le marshal Samuel Gerard et Richard Kimble, qui tente par tous les moyens de prouver son innocence et de confondre le véritable coupable.


Le Fugitif a été réalisé par Andrew Davis à qui l’on doit entre autres Piège en haute mer (1992), Poursuite (1996) ou Dommage collatéral (2002). Le film est adapté de la série télévisée du même nom (120 épisodes de 50 minutes) d'après les personnages créés par Roy Huggins.
Les deux acteurs principaux sont Harrison Ford et Tommy Lee Jones (le même que dans le film précédent : point commun !). On trouve aussi Julianne Moore. Tommy Lee Jones signe ici sa troisième collaboration avec Andrew Davis après Opération Crépuscule (1989) et Piège en haute mer. Mais ce n’est pas Andrew Davis qui réalisera le spin-off U.S. Marshals (1998) avec Tommy Lee Jones et Wesley Snipes.

Ce film est un classique et un très bon film. D’aucuns diront qu’il a relancé la carrière de Harrison Ford qui à mon avis n’avait pas besoin de ça à cette période et les critiques ont été unanimes sur leurs qualités d’acteurs. Tommy Lee Jones a même eu 5 prix de meilleur acteur dans un second rôle dont Oscar en 1994. Bien que Richard Kimble soit chirurgien (ce qui n’est pas donné à tout le monde), on s’identifie facilement dans cette histoire de monsieur Tout-le-monde devant fuir et prouver son innocence et les 130 minutes du film passent vite. Ce film, comme la série, est devenu un classique, contrairement à sa parodie Le Détonateur (1998) avec Leslie Nielsen dans le rôle principal.