jeudi 28 janvier 2016

Crying Freeman (1996)


Et voilà une cassette de 4 heures sur laquelle il n’y a qu’un seul film de 1h42 noté dans LA liste. Deux possibilités : cette cassette était neuve et aucun film n’a complété cette cassette ou bien, plus probable, le film qui vient après a été vu et considéré comme oubliable, d’un certain point de vue. Car oui, certains films existants toujours ne sont pas forcément tous des classiques.
Concernant le film de cette cassette 132, je le considère comme un classique des films d’arts martiaux, même s’il est franco-canadien.





Emu O'Hara, jeune peintre, est témoin du meurtre d'un gangster japonais sur les hauteurs de San Francisco. Le meurtrier, un élégant et beau jeune homme, verse une larme de remords. Cette marque d'humanité n'échappe pas à la jeune femme qui se sent, depuis l'enfance responsable de la mort tragique de ses parents. De retour à Vancouver, Emu est devenue un témoin capital que se disputent la police et le puissant chef yakuza Shimazaki, père du gangster exécuté par Crying Freeman.


Crying Freeman est une adaptation libre de manga éponyme de Kazuo Koike et Ryôichi Ikegami réalisé par Christophe Gans d’après un scénario de Christophe Gans ( !), Thierry Cazals, Roger Avary, Laurie Finstad-Knizhnik (non créditée). Bigre, que de monde. Dans les rôles principaux, on trouve Mark Dacascos, Julie Condra (plutôt connue dans des séries des années 80-90 et qui deviendra l’épouse de Mark en 1998), Byron Mann (à la filmographie limitée mais très musclée) et Tchéky Karyo (qu’on ne présent plus).
Christophe Gans est connu pour soigner l'esthétique et le style de ses films, revendiquant des influences aussi variées que le cinéma européen, américain, asiatique et l'univers de la bande dessinée. C’est peut-être pour ça qu’il n’a que 4 films à son actif (hors court métrage et film à sketches). Son plus connu est Le Pacte des loups (2001) avec 5 179 154 entrées qui est l'un des plus gros succès français de 2001 (il connait également le succès aux États-Unis à sa sortie en 2002). Comparativement, Crying Freeman n’a fait que 627 579 entrée, ce qui le classe dernier de sa filmographie.
Malheureusement, Christophe Gans a tenté de réaliser plusieurs films aux influences variées mais qui sont à ce jour inachevés dont :
  • Nemo : une préquelle de Vingt mille lieues sous les mers où l’on suit les jeunes années du capitaine Nemo en pleine Guerre de Sécession. Après des différends artistiques et logistiques entre Gans et les studios britanniques, la production de Nemo est stoppée.
  • Patlabor : d'après le manga éponyme, ce film ne se fera pas pour des raisons budgétaires.
  • Bob Morane : en 2001, le tournage, prévu en Thaïlande, est annulé à cause d'une importante épidémie en Asie et le projet sombre dans les tiroirs.
  • Rahan : une adaptation du célèbre héros de la Préhistoire avec Mark Dacascos dans le rôle-titre. Depuis 2006, le projet est provisoirement annulé.
  • Onimusha : une adaptation du jeu vidéo provisoirement annulée.
  • Le Cavalier suédois : une adaptation du roman de l'allemand Leo Perutz provisoirement annulée.
  • Tarzan : une nouvelle adaptation des aventures du seigneur de la jungle de Edgar Rice Burroughs provisoirement annulée.
  • Fantômas : un remake de la célèbre saga des années 1960. Le projet est finalement suspendu par Thomas Langmann (qui a acquis les droits de la saga française).
  • Dark Agnès : d'après Dark Agnès de Chastillon (Agnès la Noire) de Robert E. Howard toujours inachevé.
On peut néanmoins se demander si Christophe ne serait-il pas le chat noir des plateaux et des producteurs…


Pour ma part, c’est un film d’arts martiaux que je trouve très esthétique, bien mené même si l’histoire de fond n’est pas forcément la palpitante. Leonard Klady du magazine Variety a même écrit une critique favorable du film en indiquant qu’il était l’une des seules récentes adaptations de BD (ou comic) qui fonctionne, ayant même le potentiel d’une franchise de plusieurs épisodes. De même, le magazine Kung-Fu Cult Cinema indique que ce film est très bien vaut son pesant d'action.
Enfin, le film semble se baser sur la série animée (OAV) du manga et reste particulièrement fidèle au 1er épisode, le doublage français étant même assuré par les mêmes comédiens à la fois dans le film et dans l’OAV. Par contre, par rapport au manga original, certains points sont différents :
  • Le personnage principal de Emu est japonaise et s’appelle Emu Hino dans le manga tandis que dans le film, elle est caucasienne et s’appelle Emu O'Hara.
  • Dans le manga, l’histoire se déroule uniquement au Japon. Dans le film, la majeure partie se passe en Colombie-Britannique (Canada) et un peu à San Francisco et au Japon.
  • L’organisation du crime du Freeman originale est Les 108 Dragons et non Les Enfants du Dragon.

lundi 11 janvier 2016

Fist of legend (1994) - Y-a-t-il enfin un pilote dans l'avion ? (1982)

Il y a encore une époque où la K7 VHS était le must des supports vidéo à domicile et l’objet était souvent rangé dans un rayonnage dédié dans le salon telle une bibliothèque. Le summum était d’avoir de belles boites pour protéger les K7 bien classées. On trouvait même un magazine hebdomadaire entre 1983 et 2004 dédié à cette passion : Télé K7 (puis Télé DVD7), qui proposait des jaquettes pour plusieurs films diffusés à la télévision ainsi que des vignettes à coller sur la tranche et sur la face des VHS avec des indications sur le film et la chaine sur laquelle on l'avait enregistré. Personnellement, comme je l’ai déjà dit ici, je préférais les K7 de 4h pour pouvoir mettre 2 films et gagner de la place, donc les belles boites étaient remplacées par des découpages. Et puis, les K7 étaient rangées dans un meuble donc pas hyper visibles (ni accessible) d’où l’utilité de LA liste…
Voyons maintenant ce qu’il y a sur cette cassette 88.




Étudiant à l'université Kyoto au Japon, Chen Zhen apprend par Funakoshi, du clan Kokuryu, que son maître, maître Huo, a été tué lors d'un combat contre Akutagawa Ryuichi. Décidé à retourner au pays, il délaisse ses études ainsi qu'une jeune japonaise dont il est épris, Mitsuko. Peu de temps après avoir assisté aux hommages faits au maître Huo avec le fils de celui-ci, Hou Ting-An, Chen Zen s'empresse d'aller à l'école japonaise de Shanghaï pour affronter Akutagawa. Mais devant sa victoire trop aisée devant celui qui est soupçonné d’être l’assassin de maître Huo, il en vient à penser que ce dernier n'a pas été battu loyalement mais empoisonné.


En France, Fist of legend était sous-titré La nouvelle fureur de vaincre et pour cause, c’est une adaptation du film avec Bruce Lee sorti en 1972, La Fureur de vaincre. Mais tandis que cette dernière professait la haine et le racisme contre les Japonais, Fist of legend se veut un plaidoyer pour le courage et la résistance.
En acteurs principaux, on trouve l’excellent Jet Li, Chin Siu-Hou (vu dans des films de Jackie Chan ou dans Tai-Chi Master), Shinobu Nakayama et Billy Chow. Il est d’ailleurs intéressant de noter que ce film a été réalisé en 1994 mais ne doit sa sortie en France en 2001 (!) qu'au succès que Jet Li a remporté aux Etats-Unis notamment dans L'Arme fatale 4 (1998) et Roméo doit mourir (2000). Et pourtant, beaucoup considère ce film comme son meilleur.
Le film est dirigé par Gordon Chan et chorégraphié par Yuen Woo-ping. Ce dernier est une référence en tant que chorégraphe (mais il est aussi réalisateur et acteur) : il a travaillé sur les films Il était une fois en Chine de Tsui Hark (1991 et 1992), les séries Matrix (1999 et 2003), Kill Bill (2003 et 2004) et j’en passe. Bref, ça envoie du lourd et les amateurs de kung-fu se régaleront.
Il y a eu deux suites, si l’on peut dire : Fists of Legends 2 : Iron Bodyguards, sorti en 1996 avec Jet Le (et non Jet Li !) et Legend of the Fist : The Return of Chen Zhen en 2010 avec Donnie Yen dans le rôle de Chen Zhen (donc Jet Li) à 30 ans. Et pour vous perdre un peu plus, dans Le Maître d'armes (2006), Jet Li joue le rôle de son professeur dans Fist of Legend, Huo Yuanjia.

Personnellement, je ne me rappelle plus trop de ce film et surtout, je ne sais pas quelle version j’ai vu. Parce qu’en fait, il existe 3 versions cinéma : Miramax - Buena Vista Distribution, taiwanaise et hongkongaise qui diffèrent pour la traduction, les scènes ou non coupées (typique des films asiatiques, comme pour Jackie Chan, voir ici). Mêmes problèmes pour la sortie DVD, pas moins de 6 distributeurs et versions : Ritek, Miramax, HKVideo, Maxam, Dragon Dynasty et New Age 21/HMH. De quoi se perdre.
Enfin, d’autres films ont été influencés par Fist of Legend, comme Hitman (2007) qui a aussi une scène impliquant l'aide d'une ceinture comme une arme ou Le Baiser mortel du dragon (2001) dans lequel le réalisateur de la seconde équipe (Corey Yuen) a voulu revenir à un style de combat plus réaliste, après avoir été critiqué sur son style wire fu dans Romeo must die (2000) très en vogue à cette époque.




La première navette spatiale commerciale pilotée par le commandant Over est en partance pour la Lune. Dès l'envol, déjà laborieux, les difficultés commencent. Malgré les efforts de sa responsable Elaine, l'ordinateur de bord devient fou. Ted, évadé d'un établissement psychiatrique et membre de l'équipage, prend désormais les commandes en main.


Ce film est la suite de Y-a-t-il un pilote dans l'avion ? (1980) et est réalisé par Ken Finkleman (qui a aussi rédigé le scénario). D’après sa page Wikipédia, il n’officié que dans les années 80, que sur 2 films en tant que réalisateur et 5 en tant que scénariste. Par contre, la production des 2 opus de la série est assurée par Howard W. Koch / Paramount Pictures.
Pour assurer le spectacle, on trouve un nombre importants d’acteurs connus ou en passe de l’être, certains ayant repris de leur rôle du premier film. Nous avons entre autre, Robert Hays, Julie Hagerty, Lloyd Bridges, Chad Everett, William Shatner, Peter Graves et Leslie Nielsen (non crédité au générique).

Encore une fois, je n’ai qu’un vague souvenir de ce film, qui se mélange avec celui du premier car les 2 sont très similaires. D’ailleurs, le collectif ZAZ (dont nous avons déjà parlé ici), créateurs et réalisateurs du premier volet, ont reproché à Ken Finkleman d'avoir plagié leur œuvre. Et tandis que le premier film a été élu second du top 100 des meilleurs comédies en septembre 2011 par Time Out London, les avis sur le second ont été plus mitigés, en particulier dans le magazine Variety. Ce dernier commente que le film n’est ni pire, ni meilleur mais bien plus mauvais mais pourrait sembler plus drôle mais sans aucune originalité.

mardi 22 décembre 2015

Small Soldiers (1998) - Le Fugitif (1993)

Nous voici arrivé dans la dernière ligne droite avant Noël : réveillon arrêté, heure et repas bookés, derniers cadeaux à trouver, petits et grands impatients de voir ce qui se trouvera sous le sapin, bref, un dernier coup de stress avant le jour J. D’ailleurs, j’aime beaucoup la vision de Zep sur cette course au jouet, comme le film avec Schwarzenegger en 1996. Pour ma part, j’ai toujours un achat de dernière minute à faire, quand ce n’est pas l’idée de dernière minute à trouver. Mais maintenant, c’est presque une tradition pour moi, je m’y fais.
Sur les listes de chacun, on trouve plein de choses qu’on ne connait pas forcément, question de génération, et certaines peuvent apporter leur lot de surprises, comme les Gorgonites par exemple…





Alan Abernathy est un adolescent trop remuant pour la petite bourgade de l'Ohio où il habite. Expulsé du lycée pour une innocente plaisanterie, il aimerait se racheter aux yeux de son père, marchand de jouets. Un jour où son père part en voyage d'affaires, il prend sur lui de renouveler un stock de jouets désuets. C'est ainsi qu'il obtient une douzaine de figurines d'action : un commando d'élite super-musclé et une tribu de monstres patauds, les Gorgonites. Comment pouvait-il se douter que ces charmants jouets étaient programmés pour s'entretuer et semer la panique ?


Un film qui ressemble de loin à Toy Story (1995) où les jouets prennent vie, mais là, dans une vision plus interactive avec les hommes et quelque peu plus violente. Il est réalisé par Joe Dante (Gremlins (1984), Gremlins 2, la nouvelle génération (1990) et Les Banlieusards (1989) avec Tom Hanks que j’avais vu sur Canal+ que j’avais trouvé assez sympa, entre Desperate housewives et Le bal des Vampires (1967)). Quand on sait que le film a été distribué par DreamWorks SKG aux USA, il est amusant de noter que l’un des cinq scénaristes n’est autre que la sœur du cinéaste Steven Spielberg, Anne Spielberg mais non créditée. A noter que le scénario du film avait été acheté par Steven Spielberg en 1992, mais qu’il a fallu attendre les progrès des effets spéciaux pour pouvoir réaliser le film.

Au niveau des acteurs humains à l’écran, on a Gregory Smith (que l’on revoit 2 ans plus tard dans The Patriot), Kirsten Dunst. Coté plastique, on a en VO Tommy Lee Jones pour la voix de Chip Hazard et en VF Yves Lecoq. Ce dernier est aussi la voix de Archer, de Insaniac et de Freakenstein (Gorgonites). A noter que la version VF de Butch Meathook (tireur d'élite), Link Static (communication) et Nick Nitro (expert en explosif) est assurée uniquement par Nicolas Canteloup. Enfin, côté VF, Sandrine Alexi (encore une voix des Guignols de l’info) assure la voix de 2 poupées qui en VO sont le travail de Sarah Michelle Gellar et Christina Ricci.


Le film est plutôt sympa et s’adresse à un public pas trop jeune car en effet, il y a pas mal de scènes d’action comme dans un film classique et certaines séquences peuvent choquer : torture entre jouets, poupées Barbie décharnées, explosions, broyage de jouets, attaque contre des humains comme Chucky. Avec tout ça, les critiques ont été assez péjoratives à la sortie du film.
Néanmoins, ce film est à voir pour les insertions de jouets vivants très réalistes. Et lors de votre visionnage, notez bien que le mot de passe de Irwin est « Gizmo » (le nom du personnage principal des films Gremlins de Joe Dante) et que la phrase « J'espère que l'on ne rencontrera pas d'iceberg » dite par un Gorgonite lors de la scène finale est une référence au film Titanic de James Cameron, sorti la même année.




À Chicago, le docteur Richard Kimble est condamné pour l'assassinat de son épouse qu'il découvre en rentrant de la clinique où il a participé à une longue et délicate intervention chirurgicale. Kimble dit s'être trouvé nez à nez avec le coupable et s'être battu avec lui, il prétend qu'il s'agit d'un manchot ; cependant les inspecteurs ne le croient pas et l'inculpent pour homicide.
Le docteur, seul héritier de la fortune de sa femme, est rapidement condamné à mort. Lors du transport devant le mener à son lieu d'incarcération, une révolte de prisonniers fait renverser l'autobus qui provoque un déraillement de train et permet à Richard Kimble et un autre détenu de s'évader. S'ensuit alors une course poursuite entre le marshal Samuel Gerard et Richard Kimble, qui tente par tous les moyens de prouver son innocence et de confondre le véritable coupable.


Le Fugitif a été réalisé par Andrew Davis à qui l’on doit entre autres Piège en haute mer (1992), Poursuite (1996) ou Dommage collatéral (2002). Le film est adapté de la série télévisée du même nom (120 épisodes de 50 minutes) d'après les personnages créés par Roy Huggins.
Les deux acteurs principaux sont Harrison Ford et Tommy Lee Jones (le même que dans le film précédent : point commun !). On trouve aussi Julianne Moore. Tommy Lee Jones signe ici sa troisième collaboration avec Andrew Davis après Opération Crépuscule (1989) et Piège en haute mer. Mais ce n’est pas Andrew Davis qui réalisera le spin-off U.S. Marshals (1998) avec Tommy Lee Jones et Wesley Snipes.

Ce film est un classique et un très bon film. D’aucuns diront qu’il a relancé la carrière de Harrison Ford qui à mon avis n’avait pas besoin de ça à cette période et les critiques ont été unanimes sur leurs qualités d’acteurs. Tommy Lee Jones a même eu 5 prix de meilleur acteur dans un second rôle dont Oscar en 1994. Bien que Richard Kimble soit chirurgien (ce qui n’est pas donné à tout le monde), on s’identifie facilement dans cette histoire de monsieur Tout-le-monde devant fuir et prouver son innocence et les 130 minutes du film passent vite. Ce film, comme la série, est devenu un classique, contrairement à sa parodie Le Détonateur (1998) avec Leslie Nielsen dans le rôle principal.

mardi 8 décembre 2015

Charlie et ses drôles de dames (2000) - Complots (1997)

On parle de la page blanche pour les écrivains, le manque d’inspiration pour les autres. Je peux appeler ça n’importe comment, la difficulté de cette cassette 129 est de trouver des points communs pour faire une introduction cohérente, réfléchie et intéressante. Bon là, c’est un peu plus délicat, le premier film est l’adaptation d’une série télévisée à succès en mode gaming et loufoqueries, le deuxième est sombre, angoissant et assez réaliste. Rien en commun dans l’année de sortie, la production, la durée, la distribution… donc, avançons et découvrons sans plus attendre ces dits films.




Natalie Cook, Dylan Sanders et Alex Munday sont trois femmes talentueuses et intelligentes travaillant comme détective pour l'agence du mystérieux Charlie Townsend qui les surnomme les « Anges ». Les filles sont recrutées pour enquêter sur la mystérieuse disparition d'un génie de l'informatique, Eric Knox, fondateur et dirigeant de Knox Technologies.


Ce film vous dit forcément quelque chose, ou à minima, la série télévisée des années 80 Drôles de dames. Car il s'agit ici de la première adaptation cinématographique de cette série de 116 épisodes (de 50 minutes), créée par Ivan Goff et Ben Roberts. Et contrairement à la série, plus sérieuse et dramatique, le film s'oriente plus vers la comédie.
Et pour sûr, on trouve à la réalisation McG, qui dirige ici son premier long métrage après plusieurs clips musicaux, et à la production, Drew Barrymore pour son baptême du feu en tant que productrice. McG (pour Joseph McGinty) a réalisé pour le moment 6 longs métrages dont la suite Charlie's Angels 2 (2003) et Terminator Renaissance (2009). A titre personnel, je trouve tous ces films trop « à l’américaine » : vitesse, action, baston, limite caricatural. Quand c’est voulu comme dans ce premier film, ça passe, après, ça devient une dérive professionnelle. Pour incarner ces Anges, on trouve Cameron Diaz, Drew Barrymore et Lucy Liu. John Bosley est joué par Bill Murray et on retrouve aussi Sam Rockwell, LL Cool J et surtout Crispin Glover (le George McFly).

Comme dit précédemment, ce film ressemble fort à un cartoon filmé voir un clip MTV : humour plus ou moins kitch, couleurs flashy, combats surréalistes, intrigue assez légère, filles jouant de leur physique, BO dynamisante. Malgré tout, le film se laisse regarder et est quand même divertissant. Il y a même un petit rebondissement pas déplaisant.
Concernant les combats, tout l’art du réalisateur est de laisser transparaitre un super niveau de Kung-Fu pour les trois actrices et c’est réussi. Cependant c’est un peu trop et même Guillermo del Toro a déclaré, durant le tournage de Blade II (2002), que dans un sens, les films comme Charlie et ses drôles de dames avaient contribué à populariser le style « wire fu » dans les films occidentaux, mais de l’autre ils ont discrédité cet art et incité de nombreux cinéastes de vouloir revenir à une action plus classique : « le moment où vous voyez Cameron Diaz voler en l'air, et vous savez qu'elle est incapable de voler dans l'air et de frapper cinq gars... vous vous rendez compte que ça a été fait en utilisant des fils. [ ... ] Je veux dire, Drôles de dames était super, mais il [le style de combat] était presque satirique ». Car c’est vrai que quand c’est bien fait comme dans Matrix (1999), ces combats sont sublimés mais là, c’est vrai que c’est un peu too much.



Jerry Fletcher, chauffeur de taxi, est hante par des visions fugaces et effrayantes. Sillonnant les rues de New York, il entretient ses clients d'obscurs complots connus de lui seul. Tout le monde le prend pour un paranoïaque. Seule Alice, jeune procureur au ministère de la justice, qui vit en recluse depuis l'assassinat de son père, accepte de l'écouter...


J’avais déjà abordé précédemment les films réalistes avec pour trame de fond la paranoïa. Le présent film complète la série parfaitement. Aux manettes, Richard Donner (le réalisateur de la série de L’Arme fatale, Superman (1978), Les Goonies (1985)) d’après un scénario de Brian Helgeland qui avait déjà travaillé sur Assassins (1995) à qui l’on doit tout plein de films sympa dont Payback (1999). Et là, magie est références croisées, suivez-moi bien, le point commun finalement est : Lucy Liu ! Et oui, elle est présente dans Payback et dans Charlie et ses drôles de dames. D’accord, c’est un peu tiré par les cheveux mais j’aime bien. Le trio d’acteur est Mel Gibson, Julia Roberts et Patrick Stewart. Alors, tient, encore Mel dans un film de Richard…

Sinon, le film est très bien, j’aime beaucoup et il a même détrôné lors de sa sortie US la première place de Air Force One. Intrigues, mensonges, poursuites sont des éléments majeurs du scénario et l’histoire est portée par les acteurs très crédibles. A noter que Mel Gibson a improvisé la scène de début où son personnage expose aux passagers de son taxi sa théorie du complot (sous l’accord de Richard Donner). Afin que les acteurs jouant les passagers aient une réaction spontanée et réaliste, le réalisateur ne les a pas informés de ce changement.
Dernier combo, on peut apercevoir un autre film de Richard Donner lorsque le personnage de Jerry tente d'échapper à ses poursuivants en rentrant dans un cinéma qui rediffuse Ladyhawke.

lundi 23 novembre 2015

Independence Day (1996) - Pitch black (2000)

Patrick Tatopoulos. Ce nom ne doit pas vous dire grand-chose mais il est le dénominateur commun des deux films de cette cassette 124. Sur le premier film, il a été responsable des effets spéciaux et sur le second, il a été directeur artistique. Pour votre culture, ce franco-américain d'origine grecque est né à Paris en 1958 et a vu sa carrière de conception artistique décoller à Hollywood en dessinant les costumes et les décors de Stargate, la porte des étoiles (1994). D’ailleurs, le réalisateur est aussi le dénominateur commun entre ce film et le premier film de la présente cassette (j’adore les recoupements !).




Une immense soucoupe volante envahit le ciel terrestre, libérant un nombre infini de plus petites soucoupes qui prennent position au-dessus des plus grandes villes du monde. Un informaticien new-yorkais décrypte les signaux émanant des étranges voyageurs. Ils ne sont pas du tout amicaux et ces extraterrestres se préparent à attaquer la Terre (tadaaaa !)


Alors, avez-vous deviné qui a réalisé ce blockbuster de l’année 1996 (oui, parce que des Independence Day, il y en a eu en 1976, 1983, 1994, 2006 et normalement en 2016) ? Réponse : Roland Emmerich ! A son actif, vous connaissez surement Universal Soldier (1992) et Stargate comme dit plus haut. Le scénario est une collaboration entre le réalisateur et Dean Devlin qui ont déjà œuvré sur Stargate. C’est d’ailleurs lors de la promotion de Stargate en Europe que Roland eu l’idée de Independence Day, suite à des questions sur sa propre croyance en l'existence d'une vie extraterrestre. Pour compléter les références croisées que j’apprécie, notez que Dean a aussi été le scénariste de Universal Soldier.
Ce film regroupe un casting impressionnant avec en tête d’affiche, Will Smith (qui a explosé au cinéma avec Bad Boys l’année précédente), Bill Pullman et Jeff Goldblum et a rapporté 817 400 891$, une performance qui l'inscrit parmi les plus gros succès du box-office mondial.

Dans le film, ça explose, ça tire, ça bouge dans tous les sens et les 145 minutes passent vite. Néanmoins, le scénario est déplorable, certains personnages grotesques et risibles et on n’y croit vraiment pas. Non mais sans blague, la rédemption de l’ancien héros de guerre alcoolique, le chien qui survit tandis que tout le monde crame dans le tunnel, le suspense des familles séparées qui se cherchent, la zone 51 et le plus gros, le virus informatique envoyé dans le vaisseau central des aliens par un pauvre PC (ils connaissent Windows, le C++ ou autres ???).
Alors peut être que tout s’explique dans les 8 minutes de scènes supplémentaires de la version longue « édition spéciale » sortie en 2010 mais je n’y crois pas trop, il restera puant de patriotisme américain sauveurs du monde. D’ailleurs, son nom en abrégé est ID4, 4 pour le 4 juillet 1776, date de la déclaration d'indépendance des États-Unis d’Amérique.

Mais laissons le dernier mot au réalisateur Roland Emmerich (parus dans Les Années Laser N°106), et qui apporte rétrospectivement un éclairage nouveau sur le film : « Permettez-moi de vous révéler ce que personne au monde n'a perçu : Independence Day était un film 100% ironique. Les Américains l'ont pris au premier degré, et ils l'ont trouvé formidable ; les Français l'ont pris au premier degré, et ils l'ont trouvé grotesque... Mais aucun spectateur ni journaliste ne l'a abordé au second degré et n'a par conséquent senti que je me moquais ouvertement de l'Amérique. » Comme le dit Nanarland, difficile de juger aujourd'hui si les intentions du réalisateur étaient effectivement de traiter son sujet d'invasion extraterrestre avec ironie et distance, ou s'il s'agit simplement d'une pirouette pour faire bonne figure. Peut-être un peu des deux...




Un vaisseau spatial transportant une quarantaine de civils est percuté par une météorite et se crashe sur une planète inconnue. Les membres de l'équipage périssent dans l'accident, à l'exception de Fry, une jeune pilote, et de quelques survivants. Parmi eux, un imam et ses disciples, un antiquaire, une géologue, une adolescente, le chasseur de Johns et Riddick, un criminel endurci en cours de transfert vers sa prison. Alors que le petit groupe tente de s'organiser sous un climat aride de jour perpétuel dominé par trois soleils, ils découvrent qu'une éclipse va bientôt frapper la planète, permettant à de monstrueuses créatures nocturnes de se mettre en chasse...


Deuxième film de science-fiction mais cette fois, ce sont les humains qui vont voir les ET à l’inverse du premier. Ce film est réalisé par David Twohy (qui continuera à exploiter le filon Riddick au cours des années suivantes). Ce film un peu au-dessus de la série B révèlera Vin Diesel auprès du public. Avec lui, on trouve Radha Mitchell (vue dans Clones en 2009 ou La Chute de la Maison Blanche en 2013).

J’ai trouvé le film sympa, assez frais et le personnage du méchant Riddick qui est finalement le seul permettant de trouver le salut pour le reste de l’équipage donne un côté « novateur » à ce genre de film conventionné. En plus, la photo est assez intéressante : saturée de lumière le jour, presque brulée, et très sombre la nuit. Le coucher de soleil est donc une vraie scène de transition.
Mais saviez-vous que Riddick devait mourir sous les attaques des créatures à la fin du film, mais que les producteurs ont décidé de le garder vivant pour faire une suite. Riche idée quand on voit le nombre de suites à cet opus dont Les Chroniques de Riddick (2004). C’est d’ailleurs à l’occasion de cette sortie que Pitch black est réédité en DVD sous le titre Les Chroniques de Riddick : Pitch Black, l’intégrant ainsi à la saga des Chroniques de Riddick.

dimanche 1 novembre 2015

Le pacificateur (1997) - Starship Trooper (1997)

1997. Comme évoqué dans un post précédent, il y a eu cette année-là un certain nombre de films à succès ainsi que quelques événements majeurs. Néanmoins, ce blog relate l’univers cinématographique et on pourrait aborder sans dénoter quelques événements « majeurs » dans l’univers des séries télévisées :
  • Alyssa Milano rejoint le casting de Melrose Place.
  • Diffusée pour la première fois au Japon, la série animée Pokémon reprend et développe l'univers de la série de jeux vidéo du même nom.
  • 13 août : un nouveau dessin animé nommé South Park lance son premier épisode de la première saison nommé Cartman a une sonde anale (Cartman Gets an Anal Probe en VO).
  • Début de la série Buffy contre les vampires (partie pour 7 saisons).
  • Début de Joséphine, ange gardien (16 saisons à ce jour, soit 78 épisodes, tu m’étonnes qu’on la voit tout le temps sur la TNT)
  • 27 avril : ABC diffuse la mini-série Shining (en 3 parties, beaucoup plus proche de la version de Stephen King à mon goût et du sien puisqu'il a écrit, produit et supervisé la réalisation de celle-ci).
Mais revenons à Hollywood et les 2 films de cette cassette 127.




Les accords START mettent fin à cinquante ans de guerre froide. La Russie s'engage à désactiver ses stocks d'armes nucléaires mais une dizaine de missiles russes sont aussitôt volés. Le docteur Julia Kelly, responsable de la sécurité nucléaire à Washington, se voit confier la direction des recherches. On lui adjoint un coéquipier aux méthodes très personnelles mais efficaces, le lieutenant-colonel Tom Devoe. Ensemble, ils réussissent à récupérer la quasi-totalité des missiles mais l'un des terroristes, Vlado, s'échappe, emportant une ogive dans son sac à dos.


Ce film est intéressant à plus d’un point : c’est le premier des studios DreamWorks, la musique est de Hans Zimmer (à l'origine des musiques de Gladiator ou Pirates des Caraïbes par exemple), on trouve George Clooney et Nicole Kidman au casting et c'est également le premier film pour le cinéma de la réalisatrice Miriam (Mimi) Leder, qui officiait auparavant sur la série Urgences (où l'on trouvait déjà George Clooney…).

J’ai l’impression que ce film n’a pas marqué les esprits mais de mémoire, il n’était pas mauvais et son point fort est qu’il est très plausible : nous sommes bien loin d’un gros film bourrin où le héros (genre Bruce Willis) dégomme du terroriste à tour de bras: le terroriste n'est pas caricatural, les 2 héros se complètent et mènent une réelle enquête car trouver une personne seule et motivée est assez difficile. Enfin, le temps est un élément critique bien mis à l'écran.
Un parallèle peut être fait avec un certain Jack Bauer qui reprendra le thème un peu plus tard, c’est dire s’il est bien :)




Au XXIVe siècle, une fédération musclée fait régner sur la Terre l'ordre et la vertu, exhortant sans relâche la jeunesse à la lutte, au devoir, à l'abnégation et au sacrifice de soi. Mais aux confins de la galaxie, une armée d'arachnides se dresse contre l'espèce humaine et ces insectes géants rasent en quelques secondes la ville de Buenos-Aires. Cinq jeunes gens, cinq volontaires à peine sortis du lycée, pleins d'ardeurs et de courage, partent en mission dans l'espace pour combattre les envahisseurs. Ils sont loin de se douter de ce qui les attend.


Autre film, autre ambiance… Starship Troopers est un des films de référence du réalisateur Paul Verhoeven. Le scénario d'Edward Neumeier est librement inspiré du roman de science-fiction Étoiles, garde-à-vous ! (Starship Troopers, 1959) de Robert A. Heinlein. Parmi tous ces premiers de la classe, on retrouve entre autre Casper Van Dien, Dina Meyer, Denise Richards, Neil Patrick Harris et Michael Ironside.
Ce film a été incompris par certains spectateurs ou critiques n’ayant pas de lecture au 2ème degré de cette œuvre qui se présente comme une satire de la guerre en utilisant l'ironie et l'hyperbole. Paul Verhoeven mélange les clichés et les conventions de la propagande militaire, des sitcoms américaines pour adolescents, des films de guerre et de science-fiction. Néanmoins, le film est reconnu pour ses effets visuel : il est nominé (mais sans le gagner) pour l'Oscar des meilleurs effets visuels à la 70ème cérémonie des Oscars en 1998 face à Le Monde perdu : Jurassic Park et Titanic et le film remporte le Saturn Award des meilleurs effets spéciaux.

Pour ma part, j’ai bien aimé ce film qui plus on le visionne, plus on s’aperçoit de certains petits détails, pointes d’humour et de message décalé genre « Les seuls bons parasites sont les parasites morts ! ». Et par moment, c’est tellement gros qu’on ne se lasse pas. Tient, faudrait que je le regarde une prochaine fois qu’il passera à la télé.

lundi 12 octobre 2015

Demolition Man (1993)

Les années 1980/1990 sont marquées par les action men au cinéma et les deux plus célèbres sont Arnold Schwarzenegger et Sylvester Stallone. Au début cette seconde décennie, Stallone souhaitant s'arracher au carcan des personnages de Rocky et de Rambo, essaye (pour marcher sur les traces de son rival et ami Arnold) de percer dans la comédie, mais sans succès, avec L'embrouille est dans le sac (1991) et Arrête ou ma mère va tirer ! (1992). Ayant retenu la leçon de ses échecs, il décide alors de revenir au cinéma d'action avec entre autre le film de cette cassette 53.




En voulant arrêter en 1996 le psychopathe Simon Phoenix, le sergent John Spartan se rend coupable d'homicide par imprudence et est condamné à l'hibernation, tout comme Phoenix. Ce dernier s'évade en 2032 et se révèle trop fort pour une civilisation où le crime a disparu. Seule chance de l'arrêter : un flic des années 1990... John Spartan.


La réalisation est de Marco Brambilla. Cet italien a commencé par réaliser des publicités avant de faire ce premier long-métrage. Il n’a à ce jour que 3 autres films en tant que réalisateur. Pour le scénario, encore un travail collectif de différents intervenants : Peter M. Lenkov, Robert Reneau et Daniel Waters. Par contre, comme on peut le deviner à la bande annonce, ce film est gros blockbuster américain produit par Warner Bros. et Silver Pictures qui doit forcément vous parler, cette société ayant produit les 4 films L'Arme fatale, les 3 Matrix ainsi que 2 films pour chacune des séries Die Hard, Predator et Sherlock Holmes.
Les personnages principaux sont interprétés par Sylvester Stallone, Wesley Snipes et Sandra Bullock (1 an avant Speed). Si vous êtes curieux, Wikipédia nous raconte que nous avons failli trouver Steven Seagal et Jean-Claude Van Damme (voir Jackie Chan) en tête d’affiche.

J’ai trouvé ce film suffisamment bon pour acheter la VHS après l’avoir vu au cinéma. Comment dire ? C’est un film futuriste (ou d’anticipation) dans lequel tout ce qui fait le fonds de commerce des films américains des années 90 est interdit comme la vulgarité, la violence, les armes létales ou le sexe. Bon, ça c’est le monde tel qu’il était et devrait être sans compter sur nos deux mister freeze. Il y a même des distributeurs automatiques de contraventions en cas d’écart de langage : « John Spartan, vous avez une amende d’un crédit pour infraction au code de moralité du langage ». Les contacts physiques, quels qu’ils soient, sont prohibés et c’est un peu le monde des Bisounours : « Paix et félicité ». Par contre, certains véhicules existaient vraiment au stade du prototype en 1993, General Motors les ayant généreusement prêtés.
Je trouve que ce film a plusieurs lectures, de l’humour au premier et second degré et de la baston très années 90. Il n’est pas forcément culte mais la vision du monde est intéressante.
On trouve même une anticipation sur le devenir d’Arnold Schwarzenegger à une époque où il ne briguait même pas un poste de gouverneur :
- La fondation Schwarzenegger ?
- Oui, la fondation du président Schwarzenegger. Ce n’était pas un acteur quand vous...
- Me dites pas qu’il a été président ?
- Si. N’étant pas natif du pays il n’aurait pas dû l’être mais sa popularité était telle qu’un 61ème amendement a été voté...
- Ah, je veux pas le savoir... Pfff... Président...
Cette réplique est à mettre en parallèle au clin d’œil d’Arnold dans Last Action Hero (1993) quand Danny découvre horrifié que le héros de Terminator 2 est Sylvester Stallone et que le personnage d’Arnold rajoute : « Qu'est-ce que tu racontes? C'est son meilleur film ! Il n'a jamais été aussi bon... ».

Denier détail amusant, pour montrer le décalage, présent-futur : les fameux trois coquillages qui servent à… à… à se nettoyer après être passé aux toilettes. L’explication de texte est désormais connue même si le fonctionnement ne l’est toujours pas.

Sinon, contrairement au post précédent, c’est le film qui a été adapté en une série de 4 comics publiés par DC Comics à partir de novembre 1993.
C'est d'ailleurs en 1993 que les producteurs ont demandé à Sting de réenregistrer la chanson du groupe Police Demolition Man (1981) que l'on peut entendre pendant le générique de fin.
Il faut savoir que malheureusement, ce film est un plagiat de la nouvelle Holtak harca (Fight of the Dead) de l’auteur hongrois István Nemere, publiée en 1986. Dans sa nouvelle, un terroriste et son ennemi, un soldat du contre-terrorisme, sont cryogénisés et réveillés au 22ème siècle et découvrent que la violence a été éradiquée de la société. Nemere a même déclaré qu’un comité a prouvé que 75% du film est identique au livre et qu’après la chute du Rideau de Fer, plusieurs autres auteurs d’Europe de l’Est ont été plagiés par Hollywood, dommage…