lundi 14 mars 2016

Le règne du feu (2002) - Soirée Kad & Olivier

Ce qui est bien lorsqu’on avait un magnétoscope, c’est que l’on pouvait enregistrer tout ce que l’on voulait (même des fois n’importe quoi) et pas nécessairement des films. Sur cette cassette de 4 heures, on trouve donc un film suivi d’une soirée télévisuelle spéciale. Car des fois, certaines émissions « exceptionnelles » semblaient valoir le coup de passer à la postérité.





A Londres, en 2008, le jeune Quinn accompagne sa mère sur un chantier. Celle-ci supervise la construction de tunnels pour le nouveau tracé du métro. Lors du creusement, une paroi s'effondre, révélant un gouffre à la profondeur illimitée. La mère de Quinn descend dans le tunnel, mais une immense colonne de feu s'échappe du trou et tue tous ceux qui se trouvent sur son passage. Resté à l'entrée de l'excavation, le garçon assiste, médusé, à ce tragique événement. Un dragon jaillit alors du tunnel. Vingt ans plus tard, les dragons règnent en maîtres sur une planète en ruines où chaque être humain ne représente pour eux qu'un mets de choix. Quinn est chargé d'assurer la survie de sa petite communauté mais le combat semble perdu d'avance. Un jour, Van Zan, un militaire américain, fait son apparition et prétend connaître le moyen de tuer ces créatures cracheuses de feu.


Le règne du feu est le troisième et avant dernier film du réalisateur Rob S. Bowman qui est plus connu sur les séries télé comme Star Trek : La Nouvelle Génération, X-Files et Castle. Le scénario est de Gregg Chabot, Kevin Peterka et Matt Greenberg d'après une histoire de Gregg Chabot et Kevin Peterka. Bon, pour ces deux-là, c’est leur première et unique participation à un film, nous pourrons donc être indulgent. Le casting est assuré par Christian Bale, Matthew McConaughey, Izabella Scorupco et Gerard Butler.
Matthew McConaughey est méconnaissable en badass de service et sa préparation physique lui permet d’assoir un militaire/mercenaire plus que crédible. Il s’est même beaucoup documenté sur des personnages historiques, comme le général Patton par exemple. Je trouve aussi que dans ce film, Izabella Scorupco a énormément de faux airs de Charlize Theron pourtant de cinq ans sa cadette. Par contre Izabella a une filmographie beaucoup plus limitée mais on peut la voir à ses débuts dans GoldenEye (1995) ou dans Vertical Limit (2000).
Malheureusement, le film n’a connu qu’un modeste succès commercial et il a reçu un accueil critique plutôt défavorable. Alors face aux mastodontes de cette année 2002 comme Harry Potter et la Chambre des secrets, Le Seigneur des anneaux : Les Deux Tours, Spider-Man ou Star Wars, épisode II : L'Attaque des clones, ce film est assez « simple ».


C’est dommage parce que j’aime bien l’idée du film d’anticipation avec ses codes des récits chevaleresques : les dragons, l'ambiance monacale, les haches, les arbalètes, les chevaux… Le film est dynamique et certaines scènes sont impressionnantes comme les sauts et les descentes d'hélicoptère assurés par d'anciens membres des forces spéciales SAS. Et puis, les dragons semblent extrêmes réalistes : leurs mouvements sont dictés par leur morphologie et combinent des caractéristiques reptiliennes et aériennes. Pour cracher des flammes, l’équipe du film a imaginé que ces créatures crachaient deux jets d'une sorte de venin qui, en se mélangeant plus loin devant leur museau, s'enflammeraient. Bref, on est bien loin de la vision romantique ou poétique de ces bestioles.




Kad et Olivier est un duo comique qui œuvre depuis le 12 mars 1992. Je ne pense pas trop me tromper si je dis que tout le monde connait Kad Merad et Olivier Baroux mais après, ça ne plait pas forcément. Pour ma part, j’ai toujours apprécié l’humour de leurs émissions, que ce soit sur France 2 dans l’émission Déjà dimanche avec Jean-Luc Delarue, sur Canal + ou à la radio avec l’autoroute de la fortune sur Europe 2.

Dans les grands classiques, on connait la célèbre série de Kamoulox, les leçons d’autodéfense des frères Silver ou encore les diverses compil' des chanteurs […]. Je vous engage à regarder sur le Net quelques sketches. Vous découvriez un humour un peu décalé, non vulgaire et assez contagieux. En tout cas, je suis assez fan pour enregistrer l’émission spéciale (et acheter leur Gros DVD).

jeudi 25 février 2016

Fantômas (1964) - Scream (1996)

Les personnages masqués ont toujours été intriguant au cinéma et sources de nombreux scénarios. Je passerai sur les nombreux super-héros dont on nous abreuve depuis quelques années, mais il y a des plus anciens comme Belphégor (adapté à la télévision en 1965 ou au cinéma en 1927, 1966 et 2000) ou l’homme au masque de fer (adapté aussi de nombreuses fois), voire même peut-être Dark Vador. Mais ce serait oublier un peu vite les protagonistes de nos deux films de cette cassette 123.





Aidé par le journaliste Fandor, le commissaire Juve décide de mettre fin aux activités criminelles de Fantômas. Mais, empruntant le visage de Fandor, le malfaiteur commet divers méfaits. Au terme d’une poursuite échevelée, malgré l’aide d’Hélène, la photographe, Juve et Fandor verront Fantômas s’échapper…


Ce film de 1964 est réalisé par André Hunebelle, celui qui est considéré comme celui qui tira Louis de Funès de l'anonymat en lui donnant le rôle principal dans le film Taxi, roulotte et corrida (1958). Il est encore aujourd'hui l'un des réalisateurs français ayant connu le plus de succès. Le scénario est de Jean Halain (son fils) et de Pierre Foucaud, d'après les personnages du roman éponyme de Marcel Allain et Pierre Souvestre créé en 1910-1911. Interrompue par la mort de Pierre Souvestre et le déclenchement de la Première Guerre mondiale, la série est reprise par le seul Marcel Allain après-guerre.
Coté distribution, de grands acteurs : Jean Marais, Mylène Demongeot, Jacques Dynam, Robert Dalban et Louis de Funès. Il semblerait qu'André Hunebelle avait d'abord choisi de reconstituer le duo Bourvil/Marais qu'il avait déjà dirigé dans Le Capitan (1960) et Le Bossu (1959), avant que Louis de Funès n'obtienne le rôle sur la recommandation d'Alain Poiré.
Fantômas a déjà fait l'objet d'adaptations cinématographiques avant la présente adaptation comique très libre : sept films en noir et blanc et muets et trois films en noir et blanc et parlant. Il y a aussi eu en 1979, quatre épisodes de Fantômas produits pour la télévision par Antenne 2 (France) et Hamster Films (Allemagne).
Trois films ont donc été réalisés par André Hunebelle et un quatrième script, Fantômas à Moscou (dans lequel Fandor apprend qu'il est le véritable fils de Fantômas) était dans les tiroirs. Mais Jean Marais et Louis de Funès étant  devenus des superstars du box-office, ils auraient demandé des cachets exorbitants, et par conséquent, les producteurs décidèrent de ne pas donner suite comme Mylène Demongeot l'a déclaré à différentes reprises : « Le génie comique de Louis de Funès faisait de l'ombre à Jean Marais. De Funès ne pouvait pas faire autrement, Marais l'a mal pris. On le sent dans le troisième épisode. Après, la question des salaires a définitivement réglé le problème. ». Dommage. Mais on reverra peut être un jour Fantômas, si Thomas Langmann se décide à relancer le projet suspendu.


Le film est devenu un classique du genre et mis à part le fait qu’il ait un peu vieilli, rien n’est à jeter. Alors oui, ce Fantômas de Hunebelle (ainsi que le deuxième) subit l'influence des films de James Bond mais c’est à cause du phénomène cinématographique, sociologique et culturel majeur de l'époque dont 007 était à l’origine. Alors oui, ces films font vivre un Fantômas d'un genre nouveau, assez éloigné du génie du crime revendiqué par le surréalisme, jouant du personnage de Fantômas avec désinvolture, mais je n’ai rien connu de ce héros avant donc je ne peux pas juger.
Enfin, c’est le premier film de Rémy Julienne qui a été engagé par Gil Delamare (le coordinateur des effets spéciaux du film et cascadeur réputé à son époque) pour pouvoir réaliser des acrobaties à moto et doubler plusieurs motards ainsi que Jean Marais, lors de la grande poursuite finale. Ses nombreuses distinctions en moto-cross n’y sont pas pour rien…




Casey Becker, une belle adolescente, est seule dans la maison familiale. Elle s'apprête à regarder un film d'horreur, mais le téléphone sonne. Au bout du fil, un serial killer la malmène, et la force à jouer à un jeu terrible : si elle répond mal à ses questions portant sur les films d'horreur, celui-ci tuera son copain... Sidney Prescott sait qu'elle est l'une des victimes potentielles du tueur de Woodsboro. Celle-ci ne sait plus à qui faire confiance. Entre Billy, son petit ami, sa meilleure amie Tatum et son frère Dewey, ses copains de classe Stuart et Randy, la journaliste arriviste Gale Weathers et son caméraman Kenny qui traînent tout le temps dans les parages et son père toujours absent, qui se cache derrière le masque du tueur ?


Un autre film culte mais sorti 32 ans plus tard. D’après le un scénario de Kevin Williamson dont c’est le premier, le film réalisé par Wes Craven révolutionne le genre. Comme tout bon slasher, le film regroupe tout un tas de jeunes interprétés à l’écran entre autre par Neve Campbell, Skeet Ulrich, Courteney Cox, David Arquette et Drew Barrymore. A noter que le personnage tenu par David Arquette est censé avoir 25 ans dans le film ; l’acteur étant né en 1971, cela correspond. Détail amusant : il est plus jeune que les comédiens Skeet Ulrich, Matthew Lillard et Jamie Kennedy qui campent des lycéens !
Si cela vous intéresse, la page Wikipédia du film est très fournie ou vous y trouverez pléthore d’informations. Ce que je ne savais pas, c’est que le film est basé sur une partie du fait divers du massacre de la ville de Gainsville, ville universitaire dans laquelle Danny Rolling assassina plusieurs étudiants et qu’il devait originellement s'intituler « Scary Movie ». Ayant alors des problèmes pour payer ses factures, Kevin Williamson se retire et développe un long script de plusieurs pages puis deux autres séparés de 5 pages chacun dans le but de créer deux autres suites possibles. Un début prometteur.


Je me rappelle avoir vu le film au cinéma et j’avais particulièrement apprécié l’alternance effroi/humour. Bon, il y a beaucoup de morts bien sanglants mais on est prévenu en allant voir ce genre de film. Il a même fallu 200 litres de faux sang (soit 5 fois plus que pour le troisième et 3 fois plus que pour le second). Ce qui n’a pas empêché qu’à sa sortie, le film soit un véritable carton au box-office et devienne le plus gros succès du genre slasher de tous les temps sur le sol nord-américain, engrangeant plus de 173 millions de dollars au box-office mondial. Scream a en effet marqué un tournant dans le genre du slasher, et du film d'horreur en général. Malheureusement, au cours des années qui ont suivi sa sortie, plusieurs incidents inspirés du film se sont produits (et donc des morts).

jeudi 18 février 2016

Rock (1996) - Fantômes contre fantômes (1996)

En 1996, les plus gros succès cinématographiques sont, dans l’ordre : Independence Day, Twister, Mission Impossible et Rock. Malheureusement, le deuxième film de cette cassette n’a pas connu un si beau succès malgré une qualité réelle. Donc deux bons films pour le prix d’une seule cassette...




Excédé par l'injustice de son gouvernement, le Général Hummel se rend maître de l'île d'Alcatraz et menace de lancer un gaz mortel sur San Francisco. Deux hommes sont chargés de le contrer : un expert en armes chimiques, Stanley Goodspeed, et John Patrick Mason, l'unique prisonnier à s'être évadé d'Alcatraz... Ils se rendent ensemble sur l'île afin de stopper les projets destructeurs du Général.


Ce film est donc un des gros blockbusters de l’été 1996. Et dans ces années, les producteurs référents en la matière sont Jerry Bruckheimer (à qui l’on doit aussi LesAiles de l'enfer en 1997 et Ennemid'État en 1998) et Don Simpson (de Cannonball en 1976 à Esprits rebelles en 1995, que des films archi-connus) qui malheureusement fut retrouvé mort cinq mois avant sa sortie, ce qui explique que ce film lui soit dédié. Vous rajoutez à ce duo, un Michael Bay à la réalisation et un Hans Zimmer à la musique et vous obtenez un film très très dynamique. A noter aussi que Quentin Tarantino a travaillé sur le scénario, bien que non crédité.
Coté casting, on a aussi du lourd : Nicolas Cage, Sean Connery qui est aussi producteur délégué sur le film, Ed Harris et Michael Biehn. Ce dernier ne vous dit peut être rien comme ça mais il était le Kyle Reese dans Terminator (1984), le caporal Dwayne Hicks dans Aliens le retour (1986) et le lieutenant Hiram Coffey dans Abyss (1989). Le point commun de ces trois films et de Rock : son personnage meurt. Pas d’bol.
Parmi ceux qui ont raté le train en marche, nous avons Arnold Schwarzenegger qui devait incarner le rôle Sean Connery ou bien Tony Scott qui devait réaliser le film mais qui dû refuser pour pouvoir tourner Le Fan (1996), dont Hans Zimmer fera la musique aussi.


Ce film a été pour moi, pendant plusieurs années, la référence en tant qu’action movie ainsi que la BO a alimenté ma chaine stéréo jusqu’à plus soif. Lors de mon voyage à San Francisco quelques années après, j’étais comme un fou avec le summum lors de ma visite de Alcatraz. Et puis, grâce au film, j’avais un peu l’impression de déjà connaitre cette ville. Bon, je m’éloigne un peu du film, mais pour dire que je l’aimais bien. Je suis retombé dessus il n’y a pas très longtemps et malheureusement, j’ai trouvé avec du recul ce film très typé années 90. Ca n’empêche que c’est un bon film mais il est trop manichéen et certaines scènes sont trop rapides pour que ce soit confortable à regarder (comme la poursuite Goodspeed-Mason dans les rues de SF). Richard Corliss a écrit dans le Time « Astucieux, brutal presque humain, c’est le film d'action à l’esprit d’équipe que Mission Impossible aurait dû être ».
Il y a une petite anecdote concernant la scène où le directeur du FBI Womack se retrouve suspendu au balcon du Fairmont Hotel à San Francisco : l’hôtel a dû faire face à de nombreux appels de personne voyant quelque se balancer dans le vide.




Frank Bannister, ancien architecte alcoolique et médium arnaque les habitants de sa ville avec l'aide de ses amis revenants. Lorsque plusieurs habitants ont des infarctus, il est le coupable idéal aux yeux de la population. Il va devoir faire appel aux fantômes pour s'en sortir et affronter un véritable spectre-tueur...


Ce film est réalisé par Peter Jackson, d’après un scénario de lui-même et de son épouse néo-zélandaise Fran Walsh (qui travaille sur tous ses films depuis 1989). Le film est produit par Peter himself ainsi qu’un confrère néo-zélandais, Jamie Selkirk (qui officiera sur 2 films du Seigneur des Anneaux) ainsi que Robert Zemeckis. Enfin, la musique est du très connu Danny Elfman.
Ce film est porté par un Michael J. Fox excellent malgré sa maladie de Parkinson, Trini Alvarado (pas très connue), Dee Wallace-Stone (idem), Jake Busey (vu dans Starship Troopers en 1997 et Ennemid'État en 1998) et Troy Evans (vu en 1993 dans Demolition Man). Il y a même R. Lee Ermey qui parodie son propre rôle du sergent instructeur Hartman dans Full Metal Jacket (1987). En fait, au début, Jackson et Walsh envisageaient de réaliser un film à petit budget avec des acteurs inconnus. C’est Zemeckis qui proposa la star de Retour vers le futur (1985) qui était très enthousiaste après avoir visionné, au festival du Film international de Toronto, Créatures célestes (1994) de Peter Jackson. C’est d’ailleurs lors de l’écriture de ce dernier film que l’idée de Fantômes contre fantômes leur vint : l’idée était de faire un spin-off de la série télé Les contes de la crypte mais Zemeckis les convainquit d’en faire un film et fut si impressionné par le script qu’il demanda à Peter Jackson de le réaliser pour ne pas dénaturer l’histoire. Universal Studio accorda à Jackson et Zemeckis le control artistique total et les droits sur le montage final.

J’aime bien ce film qui a un côté comique tel SOS Fantômes (1984) et angoissant comme Psychose (1960). Et puis, la prestation de Michael J. Fox (plus mature) est très bien (décidément, j’aime beaucoup ce p’tit gars de 1,63m). Les effets spéciaux servent très bien l’histoire. C’est d’ailleurs Weta Digital, créée par Jackson (un peu comme Lucas et ILM), qui les réalisent. D’ailleurs, Peter Jackson fait une brève apparition comme souvent : c'est l'homme barbu avec un piercing qui bouscule Frank peu avant que celui-ci ne soit renversé par le fantôme de Ray. Et puis on se croit vraiment dans le Midwest américain alors l’ensemble a été filmé en Nouvelle Zélande.
Malheureusement, le film est sorti aux États-Unis le jour d'ouverture des Jeux olympiques d'été d'Atlanta, ce qui lui vaudra, malgré sa qualité, un échec cuisant au box-office. A noter que la version director's cut fait 12 minutes de plus (123 minutes au total) et est sortie en DVD en 2005 pour coïncider avec la sortie de King Kong de Jackson.

vendredi 5 février 2016

Police story 2 (1988) - Un poisson nommé Wanda (1988)

Il y a des hasards dans les enregistrements des films sur les cassettes VHS qui leur donnent, sans le prévoir, certains points communs. Par exemple, les 2 films du jour sont des comédies policières de 1988, même année que le début de la mythique série Die Hard qui a vu la sortie du premier volet le 15 juillet, aussi connu sous le nom de Piège de cristal. La ressemblance s’arrête là, car le premier est hongkongais tandis que le deuxième est américano-britannique et ce sont deux films bien différents.





Suite à une succession de catastrophes, le policier Chan est mis à la circulation. De plus, le malfrat qu'il avait autrefois mit derrière les barreaux, Chu Tao, est libéré pour raisons de santé. Condamné par la maladie, ce dernier décide de tout faire pour causer la perte de Chan...


Fort du succès de Police story sorti en 1985, ce deuxième opus est encore réalisé par Jackie Chan, d’après un scénario qu’il a écrit avec Edward Tang. La série fonctionne tellement bien qu’elle devient une saga avec Police Story 3 : Supercop (1992) (et son spin-of Supercop 2 en 1993), Contre-attaque (1996), New Police Story (2004) et Police Story 2013 (2013). Pour votre culture linguistique, le titre original du présent film est 警察故事續集 (Ging chaat goo si juk jaap)
Alors forcément, on trouve comme acteur principal Jackie Chan (qui est bizarrement est doublé par Guy Chapelier dans la version 1988 et par William Coryn dans la réédition). Il est secondé par Maggie Cheung et Bill Tung.
Comme souvent pour les films asiatiques de l’époque, il existe plusieurs versions du film et différentes durées. La version hongkongaise est de 1h41 tandis que la japonaise est de 2h02. En France, en support DVD, nous avons une version courte de 1h30 environ (sortie chez TF1 vidéo) qui est celle de ma VHS et une version dite intégrale de 1h57 (sortie chez Seven7).


D’une façon générale, j’aime beaucoup les films de Jackie Chan de la période 1980-90, celui-ci ne dérogeant pas à la règle. Les scènes de combat sont très bien filmées, très rapides et dans des endroits des plus variés : square, usine désaffectée ou restaurant par exemple. A chaque fois, les décors apportent leurs lots d’innovation dans les chorégraphies et dans les prouesses des acteurs. Comme on peut le voir dans le générique final, ce n’est néanmoins pas sans risque : lors d’une scène, Jackie, sur le toit d'un bus qui roule, doit éviter des pancartes et des poteaux, et termine la cascade en plongeant à travers une baie vitrée où malheureusement, quelques bouts de verre lui coupe le visage et le cuir chevelu. Marc Savlov, de The Austin Chronicle, a même dit que c’était « une belle introduction au phénomène Jackie Chan », moins chargé émotionnellement que le premier opus mais moins extravagant que les suites. Car oui, l'histoire est un peu moins bien que le premier mais les scènes de cascades ont un meilleur rythme et il y a plus d'action. Enfin, pour parler gros sous, ce film a généré à Hong Kong 34 M$.



Quatre malfrats (George, minable gangster, Wanda, une belle américaine sexy aux jambes qui n'en finissent pas, Otto son fougueux « latin lover », ex-agent de la CIA, et Ken Pile un grand timide et ami des bêtes) font une attaque à main armée et dérobent des diamants. Tandis que le chef du groupe est arrêté, deux de ses complices tentent de s'emparer des diamants volés. Leur chemin va croiser celle de l’avocat fort coincé, Archie Leach, flanqué d'une épouse snob…


Un poisson nommé Wanda, film américano-britannique culte bourré d’humour british ! Ce film a été réalisé par Charles Crichton (le dernier film de sa carrière) d’après un scénario qu’il a écrit avec John Cleese (des Monty Python !). Le film n’est pas aussi loufoque et tordant que Monty Python : Sacré Graal ! (1975) mais il est une référence.
Le quatuor principal d’acteurs est John Cleese, Jamie Lee Curtis, Kevin Kline et Michael Palin. Chacun joue un personnage issu de son pays d’origine ce qui est très bon et le décalage est déjà source de rigolade.


Donc oui, je ne cache pas que j’aime beaucoup ce film même si cela fait bien longtemps que je l’ai vu. En tout cas, il est très drôle même si des fois, c’est de l’humour noir. Il existe même une anecdote qui veut qu’en 1989, un orthophoniste danois (Ole Bentzen) soit mort de rire en regardant le film : son cœur aurait battu entre 250 et 500 coups par minute, avant qu’il ne succombe à un arrêt cardiaque.
Ce n’est pas pour rien que le film a remporté un important succès commercial, rapportant environ 188 M$ au box-office pour un budget de 7,5 M$. En France, plus de 2 millions de personnes l’ont vu.
Enfin, vous serez peut-être intéressé de savoir que John Cleese, Michael Palin, Kevin Kline et Jamie Lee Curtis ont à nouveau fait équipe neuf ans plus tard dans une comédie de Fred Schepisi intitulée Créatures féroces (1997).
Enfin, la scène où John Cleese apparaît nu devant une famille devait à l’origine être jouée par Jamie Le Curtis. Mais l’actrice qui s'était déjà dénudée dans le film Un fauteuil pour deux (1983), ne souhaitait pas renouveler l'expérience. Elle suggéra alors au réalisateur que ce soit Cleese qui tienne ce rôle. La scène vaut son pesant de rigolade !

jeudi 28 janvier 2016

Crying Freeman (1996)


Et voilà une cassette de 4 heures sur laquelle il n’y a qu’un seul film de 1h42 noté dans LA liste. Deux possibilités : cette cassette était neuve et aucun film n’a complété cette cassette ou bien, plus probable, le film qui vient après a été vu et considéré comme oubliable, d’un certain point de vue. Car oui, certains films existants toujours ne sont pas forcément tous des classiques.
Concernant le film de cette cassette 132, je le considère comme un classique des films d’arts martiaux, même s’il est franco-canadien.





Emu O'Hara, jeune peintre, est témoin du meurtre d'un gangster japonais sur les hauteurs de San Francisco. Le meurtrier, un élégant et beau jeune homme, verse une larme de remords. Cette marque d'humanité n'échappe pas à la jeune femme qui se sent, depuis l'enfance responsable de la mort tragique de ses parents. De retour à Vancouver, Emu est devenue un témoin capital que se disputent la police et le puissant chef yakuza Shimazaki, père du gangster exécuté par Crying Freeman.


Crying Freeman est une adaptation libre de manga éponyme de Kazuo Koike et Ryôichi Ikegami réalisé par Christophe Gans d’après un scénario de Christophe Gans ( !), Thierry Cazals, Roger Avary, Laurie Finstad-Knizhnik (non créditée). Bigre, que de monde. Dans les rôles principaux, on trouve Mark Dacascos, Julie Condra (plutôt connue dans des séries des années 80-90 et qui deviendra l’épouse de Mark en 1998), Byron Mann (à la filmographie limitée mais très musclée) et Tchéky Karyo (qu’on ne présent plus).
Christophe Gans est connu pour soigner l'esthétique et le style de ses films, revendiquant des influences aussi variées que le cinéma européen, américain, asiatique et l'univers de la bande dessinée. C’est peut-être pour ça qu’il n’a que 4 films à son actif (hors court métrage et film à sketches). Son plus connu est Le Pacte des loups (2001) avec 5 179 154 entrées qui est l'un des plus gros succès français de 2001 (il connait également le succès aux États-Unis à sa sortie en 2002). Comparativement, Crying Freeman n’a fait que 627 579 entrée, ce qui le classe dernier de sa filmographie.
Malheureusement, Christophe Gans a tenté de réaliser plusieurs films aux influences variées mais qui sont à ce jour inachevés dont :
  • Nemo : une préquelle de Vingt mille lieues sous les mers où l’on suit les jeunes années du capitaine Nemo en pleine Guerre de Sécession. Après des différends artistiques et logistiques entre Gans et les studios britanniques, la production de Nemo est stoppée.
  • Patlabor : d'après le manga éponyme, ce film ne se fera pas pour des raisons budgétaires.
  • Bob Morane : en 2001, le tournage, prévu en Thaïlande, est annulé à cause d'une importante épidémie en Asie et le projet sombre dans les tiroirs.
  • Rahan : une adaptation du célèbre héros de la Préhistoire avec Mark Dacascos dans le rôle-titre. Depuis 2006, le projet est provisoirement annulé.
  • Onimusha : une adaptation du jeu vidéo provisoirement annulée.
  • Le Cavalier suédois : une adaptation du roman de l'allemand Leo Perutz provisoirement annulée.
  • Tarzan : une nouvelle adaptation des aventures du seigneur de la jungle de Edgar Rice Burroughs provisoirement annulée.
  • Fantômas : un remake de la célèbre saga des années 1960. Le projet est finalement suspendu par Thomas Langmann (qui a acquis les droits de la saga française).
  • Dark Agnès : d'après Dark Agnès de Chastillon (Agnès la Noire) de Robert E. Howard toujours inachevé.
On peut néanmoins se demander si Christophe ne serait-il pas le chat noir des plateaux et des producteurs…


Pour ma part, c’est un film d’arts martiaux que je trouve très esthétique, bien mené même si l’histoire de fond n’est pas forcément la palpitante. Leonard Klady du magazine Variety a même écrit une critique favorable du film en indiquant qu’il était l’une des seules récentes adaptations de BD (ou comic) qui fonctionne, ayant même le potentiel d’une franchise de plusieurs épisodes. De même, le magazine Kung-Fu Cult Cinema indique que ce film est très bien vaut son pesant d'action.
Enfin, le film semble se baser sur la série animée (OAV) du manga et reste particulièrement fidèle au 1er épisode, le doublage français étant même assuré par les mêmes comédiens à la fois dans le film et dans l’OAV. Par contre, par rapport au manga original, certains points sont différents :
  • Le personnage principal de Emu est japonaise et s’appelle Emu Hino dans le manga tandis que dans le film, elle est caucasienne et s’appelle Emu O'Hara.
  • Dans le manga, l’histoire se déroule uniquement au Japon. Dans le film, la majeure partie se passe en Colombie-Britannique (Canada) et un peu à San Francisco et au Japon.
  • L’organisation du crime du Freeman originale est Les 108 Dragons et non Les Enfants du Dragon.